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RETOUR A L'ÂNE BLEU
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Récit d'une adoption au refuge de l'A.D.A.D.A

Après les décès d'une partie de notre famille asine, nous avons envisagé de recomposer un effectif en équilibre avec notre surface de terrains et notre passion pour les ânes, qui ne nous a jamais quittée depuis plus de trente ans.

Adhérents de longue date, nous avons donc pensé en prendre au Refuge de l'A.D.A.D.A. A la suite d'un contact téléphonique avec Marinette, nous partons le samedi 10 avril 2010 à 63600 AMBERT avec un van, soit 550 Km, où nous arrivons vers 16h30.

Nous allons directement chez la famille PANABIERE qui nous emmène voir des ânes, sur un premier parc. Au moment de partir, un appel téléphonique les prévient qu'une ânesse, parmi les onze arrivés hier, suite au rachat d'un lot en partance pour l'Italie, pour la boucherie est très mal en point.

Le vétérinaire est aussitôt contacté ; nous arrivons au parc pour assister à un avortement. L'ânon, mort-né, est tiré de la mère, d'une grande maigreur, par le vétérinaire et un bénévole. La mère est physiquement épuisée, mais, par bonheur est aussitôt adoptée par une amie des ânes présente. Elle viendra la chercher lorsqu'elle aura retrouvé une bonne santé.

Nous sélectionnons quelques ânes adoptables avant de partir en voir d'autres, dans des parcs plus ou moins éloignés, lorsqu'un nouvel appel téléphonique annonce la naissance d'un ânon sur un autre pré, où nous nous rendons aussitôt.
Effectivement un ânon pie, né d'une mère grise, « pleine », à son arrivée au Refuge, trotte auprès d'elle, à l'écart du reste du troupeau.

Après l'avoir admiré, il est temps de nous rendre au gîte de Neill et Briony TUCKER « La Visseyre » 63600 THIOLIERES, distant de 9 Km d'AMBERT, que nous avions retenu. Après quelques difficultés pour trouver, nous y arrivons à la nuit.

Notre casse-croûte pris sur l'aire de l'autoroute à 13h est largement oublié et à plus de 20h30, nous demandons humblement s'il nous serait possible d'avoir un petit en-cas, qui nous est très aimablement réalisé, par ce couple anglais, bénévole de surcroît à l'Association de l'A.D.A.D.A..

Après une bonne nuit et un généreux petit-déjeuner, nous retournons sur AMBERT faire quelques courses en prévision de la journée de ce dimanche, à la recherche d'un ou deux ânes à ramener avec nous.

Dans ceux que nous avions sélectionnés, une mère suitée nous avait assez plu pour que nous nous penchions un peu plus sur son cas. C'est une ânesse d'environ 14 ans, au triste passé, sauvée par l'A.D.A.D.A. et arrivée voici quatre ans, qui a donné naissance à une ânesse l'année suivante : « TONIA » en 2007. Suite aux sabots en « babouche », avant son arrivée au Refuge, il lui reste une petite déformation de l'antérieur droit que nous espérons pouvoir récupérer progressivement.

Après avoir fait le tour de quelques autres prés et une petite visite dans le vieux AMBERT, nous retournons chez les PANABIERE pour les informer de notre choix et afin qu'ils puissent préparer les papiers pour cette ânesse suitée.

Le couple nous emmène voir d'autres ânes inadoptables, lorqu'un nouveau coup de fil les prévient qu'un âne s'est échappé d'un parc où nous nous rendons dans le but de le récupérer ; il avait suivi deux ânesses qu'un particulier rentrait et qui se trouvaient dans un parc contigu. Une fois le licol passé, sans difficulté, c'est une galère pour lui faire tourner les sabots afin de le ramener jusqu'à son pré. C'est là qu'on s'aperçoit que gérer un tel nombre d'ânes (environ 190 actuellement) représente bien des soucis.

Retour au gîte d'où, après une bonne nuit, nous partons de bonne heure, ce lundi 12 avril, pour charger les deux ânesses, ce qui prendra plus de temps que prévu, avec de bonnes doses de force et de persuasion !
Nous repartons vers 10h du matin pour arriver chez nous, sans problème à 18h30. Une fin de semaine bien remplie, chargée en émotions et pendant laquelle nous n'avons pas vu le temps passer.

Récit d'une adoption au refuge de l'A.D.A.D.A

Quotidiennement nous les sortons de leur terrain afin de les habituer à nous et les familiariser à leur environnement.
Petit à petit, elles prennent confiance. « BRAVITUDE » maltraitée avant son arrivée au Refuge, est très méfiante, vis-à-vis de l'être humain qu'elle ne connaît pas. Chaque jour apporte une amélioration. Maintenant, elles attendent le moment de la sortie et apprécient les câlins.

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