Dans le dernier numéro, nous vous annoncions qu'une petite équipe de soigneurs (ouvriers animaliers pour Pôle-Emploi)
en contrat d'accompagnement dans l'Emploi, suivant une convention entre l'Etat et l'ADADA, s'est formée fin février.
Heureusement, car nous arrivons à 200 ânes présents silmutanément, alors que nous avons connu une petite vague d'adoptions.
La plupart de ces animaux sont sauvés de la boucherie grâce à l'aide financière d'associations comme celle de Madame
BOURDON et la générosité d'une toute petite poignée d'adhérents. Les autres sont issus de la maltraitance. Quelques uns sont
confiés par leurs propriétaires qui, pour des raisons diverses, ne peuvent les garder : âge, hospitalisation, changement de situation
familiale ou professionnelle, déménagement.
Ce trimestre encore, nous avons reçu des cas lourds qui ont dû être opérés en clinique vétérinaire, à Clermond-Ferrand, à presque
100 Km du Refuge, ce qui entraîne de lourdes dépenses de carburant et de temps, une demi-journée pour l'accompagnement, une demi-journée
pour le retour. Sur ce poste transport, comme pour l'approvisionnement en foin, nous avons besoin de chauffeurs bénévoles.
Toutes les initiatives pour que le Refuge mène à bien sa mission sont les bienvenues, et beaucoup peuvent être compensées en partie par
des reçus fiscaux, pour dons en nature : déplacement, hébergement, évaluation du matériel ou des matériaux offerts, ce qui a été le cas dernièrement,
par exemple, pour une camionnette C15, un tracteur, des clôtures électriques, du foin, etc… Les besoins sont immenses.
Sauver des ânes, leur éviter la mort, c'est bien, mais ensuite il faut les soigner, les identifier, les pucer, les entretenir, les éduquer ou les rééduquer.
Malgré le bénévolat et les contrats aidés qu'il faut tout de même financer en partie, cela coûte cher, très cher. L'aide financière d'associations amies est indispensable,
vitale, quand on sait que les frais vétérinaires à eux seuls représentent plus de 3000 Euros par mois…
Signalons que la durée de travail pour les contrats d'accompagnement dans l'Emploi que nous avons signés est de 26 heures par semaine. Heureusement que nos
salariés ne regardent pas leur montre, car cela serait difficile à gérer, et ils seraient obligés de bâcler les soins. Nous les en remercions très chaleureusement.
Ils sont secondés par une petite équipe de bénévoles, toujours les mêmes, Annie BRESSOLETTE et quelques britaniques installés en Livradois-Forez.
Cela n'empêche pas une certaine Aurore, de lancer sur Internet qu'elle n'appelle pas çà « aimer les ânes ». Qu'elle ait le courage de retrousser ses manches et de nous rejoindre,
comme nous le proposons aux « gros » agriculteurs qui disent que l'ADADA leur vole les terrains que nous louons, car eux courent après les primes à l'herbage
auxquelles nous n'avons pas droit, même étant Reconnue d'Utilité Publique et recevant des ânes confiés par la Justice.
Alors que tous les mâles qui arrivent sont castrés, nous avons eu toute une série de naissances ce trimestre. Ce sont des ânesses arrivant pleines au Refuge qui mettent bas. Nous ne dénoncerons
jamais assez fort les maquignons qui parquent ensemble mâles et femelles, et qui se moquent pas mal d'envoyer à la boucherie des animaux en gestation.
Zoé est née chez Madeleine BEAL, qui l'adoptera avec sa maman, Cosette.
Willo est né de Nougatine à l'annexe de Combas
Bébelle, chez la Vice-Présidente de la SPA locale, a mis au monde un beau petit mâle noir, Week-end
Marguerite a mis au monde Wynda, à l'annexe du Chemin d'Aubignat
Egalement dans le même pré Sidonie a eu un petit âne noir qui n'a pas survécu. Elle a une maladie neurologique et n'en a pas voulu. Elle l'aurait piétiné, si nous n'avions pas essayé de le sauver en box, au biberon, hélas sans succès ; elle est
beaucoup trop jeune pour être mère. Cela ne fait que souligner le scandale des maquignons signalé plus haut.
Nous avons accueilli un adorable âne de 12 ans, avec ses deux compagnes, des chèvres naines. Ces trois complices sont inséparables ; ils viennent des environs de Tarbes.
Leurs maîtres ne pouvaient plus les garder, après les avoir bichonnés des années durant, devant déménager à l'autre bout de la France et aménager en appartement.
Ils ont choisi le Refuge plutôt que de les céder à n'importe qui. Ils ont payé le transport par transporteur équin, et ont loué un camion pour offrir l'abri, avec coin « coucher » et coin « repas », facile à remonter,
électrificateur et tout le matériel de clôture électrique.
C'est un exemple sympathique et efficace à suivre pour ceux qui sont dans l'obligation de se séparer de leur âne.
Maintenant, nous avons besoin de bénévoles, ces vacances, pour remonter cet abri, clôturer un nouveau pré et suivre bien des clôtures.
Nous vous attendons, amis adhérents, les beaux jours sont là.