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SOUSCRIPTION NATIONALE

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A.D.A.D.A.
66 avenue de Lyon
63600 AMBERT

JOURNÉES BÉNÉVOLES

le 24,25, 26 et 27 avril 2008

Contactez le siège de l'A.D.A.D.A. au

04 73 82 49 06
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Parlons d'abord d'un problème administratif et financier.

Nous avons écrit au Directeur Général des Haras nationaux, Monsieur François Roche-Bruyn, pour lui demander d'aider l'ADADA dans sa mission de sauvetage d'ânes "sans papier". en grande majorité, nous accueillons des ânes mâles, non castrés, non identifiés, non pucés car ce sont eux qui partent à l'abattoir, en France, mais surtout exportés vers l'Italie et l'Espagne. Et cela, les autorités ne veulent pas l'admettre, car légalement, ce n'est pas possible, et pourtant cela est, tant qu'il n'y a pas de contrôles sérieux. Notre rôle n'est pas de dénoncer, mais de sauver des ânes! Voici la lettre adressée au Directeur Général des Haras Nationaux:

"Monsieur le Directeur Général,

Par courrier n° 42294 du 9 août 2005, les Haras Nationaux nous accordaient la gratuité des documents d'identification pour tous nos équidés non encore inscrits au fichier central S. I. R. E., sans limitation de date.

Traditionnellement lors de son Assemblée Générale ordinaire (qui se déroule le dimanche le plus proche du 14 juillet) notre association vote, entre autre, le budget de l'année suivante.

Nous n'avons pas pu tenir compte des nouvelles dispositions prises par les Haras Nationaux au sujet de la suppression de cette gratuité ayant appris ces modifications par lettre n° 42536 datée du 6 octobre 2006.

Aucune somme n'est donc inscrite en 2007 au budget pour les documents d'identification.

Nous nous permettons de vous rappeler que notre association ne bénéficie d'aucune subvention publique et qu'elle est en cours de Reconnaissance d'Utilité Publique, son dossier étant actuellement au Conseil d'Etat.

Nous avons actuellement au Refuge :

  • 14 ânes identifiés et pucés dont les documents ont été envoyés à votre service - une circulaire nous a été adressée signalant "problème de règlement".
  • 6 ânes identifiés dont nous maintenons le document complémentaire d'identification.
  • 11 ânes identifiés et pucés par le vétérinaire, les documents étant toujours à l'A.D.A.D.A. - 17 ânes, les derniers arrivés, non identifiés et non pucés.

Comment pouvez-vous nous aider à régulariser cette situation ?

À côté de notre action directe en faveur des ânes en difficultés, concrétisée par le Refuge, nous avons maintenu et amplifié au cours de nos quarante ans dexistence, un vrai service d'Utilité Publique, dans le conseil aux propriétaires et futurs propriétaires d'ânes, et dans la gestion des cas de maltraitance asine. De plus en plus les grandes associations de protection animale (S.P.A., Fondation Brigitte Bardot, 30 Millions d'Amis) orientent les cas de maltraitance qui leur sont signalés vers notre association.

Nous vous remercions, Monsieur le Directeur, de toute l'attention que vous ne manquerez pas d'apporter à ce courrier, et vous assurons de nos sentiments dévoués."

La réponse est la suivante, datée du 19 février:

"Madame la Présidente,

J'ai bien reçu votre lettre du 7 février dernier par laquelle vous demandez des facilités pour procéder à l'identification des ânes qui vous sont confiés.

L'identification de tous les équidés est obligatoire depuis le 31 décembre 2002; l'identification complémentaire par transpondeur est également obligatoire depuis le 31 décembre 2007 pour la totalité des équidés.

Pendant la mise en place de l'identification généralisée, les Haras nationaux ont aidé les associations de protection des équidés à se mettre en règle avec ces nouvelles obligations en leur proposant l'édition gratuite des documents d'identification de leurs êquidés.

Le Conseil d'Administration des haras nationaux a aujourd'hui mis un terme à cette mesure daccompagnement par définition transitoire. Néanmoins, pour soutenir votre action, nous vous proposons une remise de 20 % sur toutes les opérations d'édition ou de transpondeurs, actes réalisés par des vétérinaires habilités ou par des agents des Haras, restent à votre charge.

Alors que l'identification généralisée arrive à son terme, l'édition de duplicata sur la base de la lecture du transpondeur va devenir en effet la procédure la plus courante pour un équidé recueilli sans ses papiers, limitant ainsi le recours au relevé de signalement, au puçage et à l'édition d'un nouveau document.

La remise prend la forme de bons d'édition ou duplicata gratuits qui vous seront adressés sur transmission annuelle d'un décompte des éditions et duplicata réalisés et réglés dans l'année sur le modèle ci-joint.

je vous prie d'agréer, Madame la Présidente, l'expression de mes respectueux hommages."


Les 2 derniers ânes arrivés au Refuge

La régularisation de la situation des 48 ânes cités représente pour l'association : 40 € x 48 = 1920 €, moins 20 %; soit 1536 € sans tenir compte du prix du transpondeur (puce) et de l'intervention du vétérinaire.

L'édition du duplicata sur la base de la lecture du transpondeur nous concerne peu, puisque les ânes accueillis ne sont pas pucés. Devons nous les laisser s'évaporer dans la nature et finir en saucisson ? Nous reparlerons de ce grave problème lors de notre Assemblée Générale.

Parlons maintenant de la vie du Refuge, depuis le dernier numéro de l'Âne Bleu. Nous avons eu encore une fois la douleur de perdre un de nos protégés, Martin, 8 ans. En pleine santé, il a pris comme d'autres, un fort rhume. Lors d'une deuxième piqûre d'antibiotique, il s'est effondré pris de convulsions. Nous l'avons assisté 11 jours et 11 nuits, le levant avec des palans quelques minutes de temps en temps - il fallait être au moins deux. Il était deux fois par jour sous perfusion. Le cerveau ne répondait plus, aucun mouvement n'était coordonné. Il a fallu se résoudre à l'euthanasier. Que la décision a été dure à prendre.

Par contre Matine, que vous avez vue en photo, sous perfusion dans le précédent Âne Bleu, malgré sa maladie orpheline, une calcinose circonscrite, ne va pas mal et vit sa petite vie, tranquillement au milieu des autres ânes. Nous allons toujours dans son pré avec une petite appréhension, sachant qu'une prochaine crise est toujours possible.

À Vindiolet, un des sites ADADA, sur la commune d'Auzelles, six ânes ont pris la teigne. Un traitement énergique leur a redonné un poil correct. Tout cela prend du temps et demande de la patience et de l'affection. Qui viendra renforcer la toute petite équipe de bénévoles du Refuge ?

Au retour du Salon de l'Agriculture, Marina, seule salariée de l'Association, en Contrat Avenir, 26 heures par semaine, est en arrêt maladie. Pas facile de la remplacer au pied levé ! l'idéal serait d'avoir deux salariés, au moins à mi temps, l'un pourrait remplacer l'autre. Annick Isola et une amie, Josiane, sont venues de Normandie donner un sérieux coup de main, très efficace, pendant une semaine et comptent revenir en août prochain. Dans le prochain numéro de juin, elles vous feront part de leur séjour. Bravo ! c'est un exemple à suivre. Florence Farlay et Georges Bonnet de la Loire sont venus, eux aussi, à plusieurs reprises, s'occuper du Refuge et du transport d'ânes et de foin. En cas d'urgence, Serge Montroussier, administrateur, se débrouille toujours pour trouver un jour de libre. Et au moins une fois par semaine, Annie Brossolette descend de sa montagne pour seconder Marina. Parfois, elle consacre quelques heures à de l'administratif sous lequel croule notre Présidente, qui assure seule la gestion aussi bien du Refuge que de l'Association. Marcel Pérard et son épouse, ont offert une tonne d'un mélange de céréales de grande qualité qu'ils ont eux-mêmes livrée un dimanche matin. Catherine Marchadier non seulement a réalisé de beaux ânes mais nous a offert, rendues à la Gravière, 25 grosses bottes (de 120 kilo) de foin.

Avec les beaux jours, des ânes sont en cours d'adoption, mais nous restons très stricts sur les conditions d'accueil : terrain suffisant, abri construit et non promis, un compagnon, l'engagement de ne pas faire reproduire les ânesses, le droit de visite accepté... et de vraies motivations.

Un cas de maltraitance
en cours de traitement

Parallèlement au Refuge, nous avons toujours plusieurs dossiers de maltraitance en cours. Hélas, souvent nous restons dans l'expectative car la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000, relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les administrations (les Directions Départementales des Services Vétérinaires), stipule que les suites de l'inspection sont protégées par le secret de la vie privée.

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