Une première petite histoire :
Il était une fois un copain
qui était tombé de son échelle et qui s'était cassé la clavicule. Hôpital, immobilisation du bras, mais au bout
de deux mois, à la radio, rien de nouveau, aucune amorce de consolidation de la fracture.
Au point où il en était, je lui conseille de prendre la PRELE, mais attention, il existe plusieurs variétés de prêle,
dont une toxique. Donc, il prend de la prêle et là, au bout d'un mois à la radio, plus de cassure, plus de fissure, tout recalcifié,
tout tout neuf. Elle était bien mon histoire ?
Bon, une deuxième :
Etant loueur d'ânes j'ai des ânes, hé oui! Mais un âne, pour marcher, doit avoir de bons sabots, hé re-oui ! Or, Olive, qui n'est d'ailleurs
pas un âne mais une anesse, a de mauvais sabots. Olive a 6 ans maintenant et n'avait jamais rien fait avant qu'on me l'offre, il y a 3 ans.
Ses sabots étaient en très mauvais état. Donc depuis, avec mon maréchal-ferrant, on travaille dur. On a tout essayé, la taille tous les mois,
la mise au sec tout l'hiver (et ça en Normandie, c'est dur), on a collé des sabots en plastique, mis des pansements imbibés de produit durcissant,
fait des cures de Biotine (pendant 6 mois).
Si le résultat était correct au début de l'hiver, tout était à refaire au printemps. Donc : J'm'suis dit : «pourquoi pas la PRELE» !!!
Mais il en fallait plus que des petites gélules ordinaires. La prêle s'achète en pharmacie au kilo.
Je lui en ai donné, mélangé à l'orge aplatie, une cuillère à soupe pendant 3 semaines avec 3 semaines de pause entre chaque cure et cela 3 fois
de suite. C'est contraignant, (pour pas employer le mot qui me passe par l'esprit). Et bien vous me croirez si vous voulez, mais au printemps,
elle avait les meilleurs sabots du troupeau, durs, de quoi tailler dedans, un truc que même le maréchal-ferrant il voulait pas y croire.
Un remède miracle, quoi ? MAIS !
Parce qu'il y a toujours un mais dans les histoires... Mettons la prêle de côté et revenons à mon troupeau. Tous les ânes, qui sont là
depuis le début du Pas d'Ane, 1998, ont des sabots abîmés, cassés, fragilisés. Ils sont sur un terrain carencé, j'étais prêt à faire des analyses
de crins, mais elles sont compliquées et chères. Alors j'ai été voir mon véto qui m'a dit :
«M. Bruneau, dans la région c'est le zinc et le fer qui manque !»
D'accord pour le zinc et le fer mais faisons d'abord une cure de prêle, ça a marché pour Olive, ça va bien marcher pour les autres.
Et bien non ! Car la prêle fixe ce que l'on a dans le corps mais pas ce qui est absent. Il faut combiner les deux : cures de zinc-fer suivi de cures de prêle.
Ceux qui seront intéressés par la suite de l'histoire pourront me téléphoner.
Sinon la prêle est le plante la plus riche en silice, elle contient également une grande quantité de carbone de calcium, ainsi que du sulfate et chlorure
de potassium, de la magnésie, du phosphate de calcium, du fer, du manganèse. Elle est conseillée dans les traitements des déminéralisés, des artérioscléreux,
des pléthoriques, des «patraques habituels». La prêle est un reminéralisant et antidégénératif puissant. En usage externe, elle est cicatrisante.
Elle s'achète en pharmacie, on ne peut pas l'obtenir directement du labo. Donc votre pharmacie doit la commander à :
Plante en poudre - Pharmaplantes - 49670 VALANJOU.
Un kilo de prêle coûte 12 euros, et correspond à peu prés à 6 cures de 3 semaines pour un âne.
Serge BRUNEAU (adhérent ADADA)
texte publié dans le bulletin d'A.M.A.N de juillet 2002
reproduit avec l'aimable autorisation de l'auteur