I - Canicule : pénurie de verdure, pénurie de foin et danger des plantes toxiques
L'année 2003 a été marquée par la canicule avec pour conséquence le manque d'herbe dans les pâturages cet été et cet automne
(malgré les repousses) et manque de fourrage.
Dans le N° 40 de l'Ane bleu de décembre 2000 (voir l'article "Les plantes toxiques", ci-contre), j'ai traité des principales plantes toxiques en les classant en deux catégories :
- Les plantes toxiques à haut risque et action rapide (If, laurier rose ... )
- Les plantes toxiques à action lente (fougères)
J'ai terminé cet article en indiquant que malgré leur prudence et leur instinct, nos amis peuvent par jeu ou en période de pénurie consommer des végétaux toxiques.
La pénurie d'herbe a été là, la pénurie de fourrage pour certains va arriver. Les ânes qui sont en manque alimentaire sont
attirés par tout ce qui est vert. Le risque est là, plus important que d'habitude et la vigilance est de rigueur : bonnes clôtures,
surveillance de la flore, destruction immédiate des tailles de haies, apport de nourritures complémentaires.
Les plantes dangereuses ne le sont pas uniquement par leurs fleurs ou leurs fruits. C'est d'une manière générale toute
la plante reconnue toxique qu'il faut connaître pour empêcher qu'elle soit consommée.
Parmi les plantes rencontrées dans les jardins, parcs, ce sont essentiellement des plantes d'ornement :
ifs, lauriers rose et lauriers cerise, buis, phytolac, datura stramoine, digitale pourpre, thuyas, arums, phytonia (haie vive),...
Dans la nature : herbages de zones humides ou pâturages de coteaux ou de montagne ce sont des plantes telles que :
les prêles, le rumex (petite oseille), la ravenelle, la porcelle ou faux pissenlit, le séneçon du cap, les fougères...
Les plantes d'ornement citées ont toutes une grande toxicité souvent foudroyante. Elles peuvent pour certaines se
rencontrer dans la nature.
J'attire l'attention sur le fait que les jardineries proposent des plantes que l'on ne trouve normalement que dans la nature.
Ces espèces, très belles, sont toxiques : exemples, certaines digitales et l'aconit napel.
Les plantes de la deuxième catégorie provoquent des intoxications chroniques d'apparition beaucoup plus lente et leur dangerosité
dépend de la durée de la consommation et de la quantité ingérée. Par exemple, la prêle dans du fourrage sera toxique si elle dépasse
5 % et si elle est ingérée régulièrement.
En ce qui concerne la prêle, comme d'autres, à dose faible elle est un médicament.
Rien ne vaut un botaniste pour reconnaître les plantes; cependant j'illustre cet article avec quelques photos ou dessins
de plantes soit de décoration soit rencontrées dans la nature.
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Seneçon du cap |
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Porcelle enracinée ou faux pissenlit |
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Planche 1 |
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Planche 1 :
12 Amarante
13 Chenopode
14 Phytolac
15 Nielle
16 Rumex
Planche 2 :
32 Digitale pourpre
33 Scrophulaire aquatique
34 Buis
35 Datura stramoine
Planche 3 :
48 Laurier rose
49 Lauréole
50 Bois gentil
51 Morelle noire
52 Douce amère
53 Moutarde noire
54 Ravanelle |
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Planche 2 |
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Planche 3 |
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Si J'estomac est bien garni la tentation sera moins forte. Si vous manquez d'herbe ou de fourrage, une bonne paille est un excellent
complément.
Faites vos prévisions hivernales pour étaler la ration de foin et la compléter avec cette paille, et si nécessaire,
une décoction d'orge aplati, sels minéraux vitaminés avec un peu de mélasse par exemple.
II - Les sarcoïdes malveillants
Dans mon article consacré aux sarcoïdes, j'avais cité les malveillants.
On les appelle ainsi car dès leur apparition sur l'animal, les tissus lymphatiques sont déjà infiltrés, et de ce fait
le sarcoïde est déjà à un stade ou le traitement devient illusoire. Ces sarcoïdes, pas plus que les autres, n'attaquent le tissu osseux,
donc en présence de tumeurs osseuses souvent fréquentes à la mâchoire il faut rechercher une autre cause.
Joyeuses fêtes. Asinement vôtre.
Jacques ROSET