III - LES TRAITEMENTS CURATIFS
Suivant l'origine des coliques, des traitements différents sont appliqués :
Dans le cas de surcharge gastrique : Un lavage d'estomac par sonde naso oesophagienne peut être envisagé.
Dans le cas de stase sans surcharge gastrique : On peut toujours, à l'aide d'une sonde, utiliser les laxatifs (huile de paraffine)
ou purgatifs (sulfate de magnésie, sulfate de soude).
Dans tous les cas, les tranquillisants et antispasmodiques sont utilisés. De même, il est recommandé, pour combattre l'inflammation
des muqueuses, d'intervenir avec des anti-inflammatoires comme le Finadyne et, pour combattre la douleur, des sédatifs et analgésiques comme le Domosedan.
LA DIETE EST TOUJOURS DE RIGUEUR PENDANT 24 HEURES ET LA REPRISE DE L'ALIMENTATION DOIT SE FAIRE PROGRESSIVEMENT.
IV - LES TRAITEMENTS PREVENTIFS
C'est avant tout l'hygiène de l'alimentation.
Il faut :
- Assurer des transitions lors de changements d'alimentation
- Si un travail important est demandé, bien fractionner la distribution de l'aliment.
- Prévoir un abreuvement régulier, pas trop froid si possible.
- L'âne supporte mieux que le cheval les fourrages un peu ligneux, mais il ne faut pas exagérer.
- Eviter les excès de glucides (Céréales), de protéines (tourteaux). En ce qui concerne les céréales, proscrire le blé.
- Distribuer des aliments suffisamment riches en cellulose (17 à 18) pour éviter la stase abdominale et favoriser les productions microbiennes.
Faire très attention aux aliments moisis (notamment le fourrage), rances ou mal conservés.
LE RESPECT D'UNE BONNE HYGIENE ALIMENTAIRE EST PRIMORDIAL DANS LA PREVENTION DES COLIQUES.
L'OBSERVATION DE TOUTES LES RECOMMANDATIONS DIETETIQUES POUR VOS ANES, QUE NOUS SOMMES NOMBREUX À PRECONISER, EST ESSENTIELLE...
"L'ANE EST UN HERBIVORE "
Le suivi de ses aliments et de son abreuvement est fondamental. L'apparition des coliques est toujours une menace pour
votre animal et l'intervention d'un vétérinaire est impérative.
Enfin le déparasitage systématique est particulièrement recommandé pour la prévention des coliques inflammatoires suite aux agressions des parasites.
Chaque année, à cette époque-ci, je vous rappelle cette préconisation avec l'utilisation relativement facile des pâtes orales :
FUREXEL-EQVALAN à base d'Invermectine
EQUEST (Moxidectine)
TELMIN + TRICHLOFON (à ne pas utiliser avec les ânesses en fin de gestation)
Vous pouvez également utiliser dans un aliment de l'Equigard. Une rotation des traitements est intéressante.
Bonnes promenades randonnées ou fêtes asines pour les vacances 2003.
Âsinement votre
Jacques ROSET
" Toute souffrance abdominale s'appelle colique. Nous entendons ici par ce mot des signes de souffrance siégeant dans un des compartiments abdominaux du tube
digestif : estomac, intestin grêle, cœcum, côlon. Mais il y a aussi des coliques hépatiques, rénales, vésicales, utérines. En principe, quand un âne ou un mulet
a des coliques de nature indéterminée, le plus sage est de le conduire aussitôt chez le vétérinaire. Ajoutons que, d'une manière générale, les breuvages,
quels qu'ils soient sont plus nuisibles qu'utiles ; mais les lavements et les frictions sèches sur tout le corps et, en particulier sur l'abdomen, soulagent souvent
les malades. Il est dans la colique un signe pronostique qui, pour nous, a la plus grande importance : si un sujet affecté de coliques conserve la souplesse des reins,
la maladie est peu grave et guérit presque certainement; si au contraire les reins sont inflexibles au pincement, on peut souvent prévoir une issue fatale "
Page 59 de "L'Âne et les Mulets" édité en 1908
(voir Ane Bleu n° 40)
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