Cette maladie complexe recouvre en fait un ensemble de troubles cliniques qui peuvent être provoqués par différents virus
de famille des herpèsvirus. Selon le ou les virus en cause, la rhinopneumonie se traduira par des troubles respiratoires, de l'avortement ou des manifestations nerveuses.
Cette maladie est spécifique des équidés et ne peut se transmettre à d'autres espèces animales ou à l'homme.
Dans cet article, je vous donne quelques indications sur les herpès virus des équidés et dans un deuxième paragraphe quelques précisions sur la contamination,
les symptômes, le traitement et la prévention.
I - LES HERPES DES ÉQUIDÉS
Leur caractéristique principale est d'induire, chez le sujet infecté, un état de latence qui peut persister toute la vie et qui peut entraîner des récurrences.
Ce phénomène de latence et de réactivations des herpèsvirus est fondamental dans la transmission et la maintenance herpétique au sein d'une population animale.
Comme tous les virus enveloppés, les herpèsvirus résistent peu longtemps dans le milieu extérieur. La transmission virale nécessite un contact étroit entre individu
infecté et individu sain (au cours de la saillie, léchage de l'ânon ou du poulain par l'ânesse ou la jument, etc ... ) ou se fait à courte distance par des aérosols
dans des espaces confinés (écuries, box).
L'infection par les herpèsvirus ne donne pas toujours lieu à une expression clinique du sujet contaminé. Par contre sous l'action de différents stress
(maladie intercurrente, transport, gestation, mise-bas, allaitement, etc ... ) une réactivation du virus latent et sa ré-excrétion assurent la diffusion du virus dans l'environnement.
Les herpèsviridae sont divisés en trois sousfamilles correspondant à des propriétés biologiques et pathologiques différentes :
- Les alphaherpèsvirus responsables de lésions de l'appareil respiratoire, du tractus génital, des yeux et de la peau.
- Les bétaherpèsvirus surtout impliqués dans des affections respiratoires mais aussi systémiques.
- Les gammaherpèsvirus responsables d'affections systémiques ainsi que de tumeurs.
Actuellement chez les équidés on dénombre neuf espèces différentes d'herpèsvirus qui sont spécifiques. Six d'entre eux appartiennent à la famille des alphaherpèsvirus et trois à celle
des gammaherpèsvirus On ne connaît pas d'herpèsvirus équin appartenant à la famille des bétaherpèsvirus.
pour les curieux, je joins le tableau que m'a confié le Docteur FAYET de Mérial-Lyon.
Cette multiplicité de virus, ainsi que le fait de connaître des périodes de latence et dans les réactivations spontanées donnent déjà l'idée des difficultés à diagnostiquer, maîtriser et prévenir
la maladie connue : la rhinopneummonie équine.
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